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HACCP : ce que votre matériel de froid doit vous permettre de faire

Armoire emboutie négative 2 portes GN2/1 AISI430

La méthode HACCP n’impose aucune marque et aucun modèle. Elle impose des
résultats : maîtriser la chaîne du froid, pouvoir le prouver, et
séparer ce qui ne doit pas se croiser. Le matériel n’est pas contrôlé pour
lui-même — il l’est à travers ce qu’il vous permet, ou non, de tenir tous les
jours.

Tenir la température, et le montrer

Le point de contrôle le plus regardé reste la température de conservation. Ce
qui compte n’est pas la valeur affichée un jour de visite, mais votre capacité à
démontrer qu’elle est tenue en continu.

Concrètement, cela veut dire un appareil dont vous pouvez lire la
température sans ouvrir la porte
. Un thermomètre extérieur, ou mieux un
affichage numérique en façade, change la nature du relevé : il devient un geste
de dix secondes au lieu d’une ouverture de porte qui fausse elle-même la mesure.
Les modèles à affichage digital de nos armoires réfrigérées sont pensés pour ça.

L’ouverture de porte, justement, est le premier ennemi de la stabilité. C’est
l’argument principal en faveur des tables réfrigérées et des soubassements réfrigérés en poste de
travail : le cuisinier prend ce dont il a besoin là où il travaille, au lieu
d’ouvrir dix fois la grande armoire pendant le service.

Séparer, sans multiplier les appareils

Le principe de non-croisement — le cru et le cuit, le propre et le sale, les
allergènes et le reste — se traduit rarement par l’achat d’une armoire par
famille. Il se traduit par une organisation que le matériel doit rendre
possible :

  • Des compartiments indépendants plutôt que des appareils
    séparés, quand la place au sol manque.
  • Un rangement en hauteur cohérent : le cru en bas, le cuit
    en haut, pour qu’un jus qui coule ne contamine rien. Cela suppose des
    clayettes réglables, pas des niveaux figés.
  • Des bacs gastronormes plutôt que des contenants
    improvisés : le format GN est ce qui permet de passer d’un poste à un autre
    sans transvaser, et chaque transvasement est un point de contamination.

Nettoyer réellement, pas seulement en surface

Un appareil qui ne se nettoie pas correctement finit par devenir le point
faible du plan de maîtrise. Les critères qui comptent :

  • Des angles arrondis à l’intérieur de la cuve : un angle
    droit retient ce qu’aucune éponge n’atteint.
  • Des clayettes et glissières amovibles sans outil.
  • Un joint de porte démontable : c’est le premier endroit où
    les moisissures s’installent, et le premier que l’on regarde.
  • Un appareil sur roulettes ou sur pieds réglables, pour
    pouvoir nettoyer dessous.

Ce qui se vérifie sur pièce

Trois choses relèvent de l’usage et pas de la fiche technique, et ce sont
elles qui décident sur cinq ans : la facilité à relever une température, la
facilité à démonter un joint, et la disponibilité des pièces d’usure. Un joint
de porte qu’on ne trouve plus condamne un appareil parfaitement fonctionnel.

C’est un des critères sur lesquels nous sélectionnons nos gammes, autant que
les performances annoncées. Si vous montez votre plan de maîtrise sanitaire et
que vous voulez vérifier que votre matériel suit, décrivez-nous votre projet.

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